Projet d'installation d'une antenne GSM

20/03/03 : nouveau communiqué de la mairie par lequel les habitants apprennent que SFR et Orange, malgré le refus de l'Architecte des Bâtiments de France du précédent projet, ont de nouveau posé une demande en février 2003 pour une antenne de 35 mètres de haut sur le site du Moulin. La commission départementale des Sites a heureusement (appréciation toute personnelle qui n'est visiblement pas celle de la mairie !) refusé ce projet.

Remarque de néophyte : Pourquoi les opérateurs ne cherchent-ils pas à installer leurs antennes en milieu plus isolé, loin des habitations et sur des sites déjà hauts ne nécessitant pas de construire des pylones supplémentaires comme les silos, par exemple ??? ...

Un communiqué de la mairie indique qu'en date du 21 novembre 2002, SFR a renoncé à son projet.

Historique du projet :

Un projet d'installation d'une antenne GSM a été initié par la commune en juin 2002. Ce sujet suscite des questions. Voici le texte diffusé par l'APSER fin juin 2002 :

ASSOCIATION POUR LA PROTECTION DU SITE ET DE L'ENVIRONNEMENT D'EPIAIS-RHUS ( A.P.S.E.R ) Association existante depuis 1990 - Agréée au titre du code rural et de la loi du 2 février 1995 sur la protection de l'environnement

TOUS A L'ECOUTE… DE LA POPULATION !

Le temps des sondages sur les souhaits des habitants semble révolu…

NOUS ALLONS DONC HERITER D'UNE ANTENNE GSM.

La loi parle de normes, de distance d'implantation par rapport à des lieux publiques (école, hôpitaux…), de proximité d'ouvrages d'adduction d'eau, de seuil, d'orientation… Les travaux de recherche sur l'impact de rayonnements électromagnétiques invisibles se comptent par centaines, avec des résultats extrêmement contradictoires.

A CE JOUR LE DOUTE PERSISTE… Lors de la séance du conseil municipal du 29 juin, le conseil a donné pouvoir au maire de la commune pour signer une convention avec les opérateurs France TELECOM et SFR, les autorisant à installer une antenne GSM sur le château d'eau, et ceci, malgré les objections de certains conseillers et de nombreuses questions restées sans réponse. La délibération n'était pas inscrite à l'ordre du jour de ce conseil. Et pourtant…… Le vote a été précipité malgré la demande d'un délai de réflexion et de complément d'informations. La production en séance d'une déclaration écrite du parlement européen montrant les risques de telles installations n'a pas été prise en compte.

LE PRIX DE NOTRE SANTE Cette décision engage la santé de la population. Elle a été prise sans publicité préalable en contrepartie d'une indemnisation dérisoire d'environ 8 Euros par habitant pour la commune.

REAGISSONS FAITES-VOUS ENTENDRE UNE PETITION CIRCULE... POUR QUE VOTRE AVIS COMPTE, SIGNEZ-LA.

A la suite de cette diffusion, la mairie a distribué un courrier d'information aux habitants fin août pour confirmer ce projet et les rassurer... .

    Afin de vous faire votre propre opinion, voici quelques liens sur le sujet :

    Curieusement, les compagnies d'assurances refusent de couvrir les risques qui seraient encourus par l'exposition aux champs électromagnétiques : voir l'article du Point du 25/10/02.

     

    Le Monde - 03 mars 2003 : Antennes relais, dans les Yvelines, le combat du comédien Rufus Rufus donne rendez-vous à Saint-Cyr-l'Ecole, dans les Yvelines, devant le groupe scolaire Ernest-Bizet. Sur les tours carrées, aux ailes du bâtiment, deux énormes antennes relais. "J'aurais pu vous inviter à venir chez moi, à Neauphle-le-Château, à 15 km d'ici, explique le comédien. Il y a aussi des antennes depuis plusieurs années sur le château d'eau, au milieu de la cour de l'école où vont mes enfants." Mais Rufus a trouvé à Saint-Cyr des "preuves" pour justifier son combat contre les antennes relais. Avec Anne Balavoine, mère de deux enfants scolarisés à Ernest-Bizet, qui rassemble depuis plusieurs mois les informations sur la situation du quartier, Rufus évoque "trois cas de cancer du tronc cérébral recensés dans l'école maternelle située à 50 m des antennes". De son côté, la mairie de Saint-Cyr confirme le décès d'un enfant et plusieurs cas de maladies inexpliquées chez des jeunes qui vivent dans le secteur. Interrogée, la direction départementale de l'action sanitaire et sociale (Ddass) reste très prudente. "Nous aurons une réunion sur cette question avec la Ddass, mercredi 5 mars, précise Philippe Lavaud, maire (UMP) de la ville. Il nous faut une enquête sérieuse des services de santé, à la fois pour recenser les malades et pour essayer de trouver des explications." En attendant une décision du tribunal administratif, la municipalité a résilié les contrats avec Orange et avec SFR, et attend que les antennes soient enlevées de l'école. "UN PROBLÈME DE SOCIÉTÉ" Pour Rufus, ce qui se passe à Saint-Cyr- l'Ecole justifie son engagement pour demander la mise en ouvre, partout, du principe de précaution. "Ma santé et celle de ma famille m'intéressent, reconnaît-il. Mais il s'agit avant tout d'un problème de société." Le comédien a eu la révélation de ce danger, à l'été 2002, pendant le Festival d'Avignon. A quelques kilomètres de la Cité des papes, il découvre une antenne sur le toit de l'église de Roussillon, un pittoresque village provençal, au pied du Luberon. "L'archevêque d'Avignon m'a assuré que cette antenne était hors la loi. Dangereuse aussi, car située à quelques mètres de la salle de catéchisme." En cherchant des informations sur le Net, il découvre qu'à Valladolid, en Espagne, des antennes ont été démontées après plusieurs décès suspects d'enfants. "Individualiste qui s'intéresse aux problèmes collectifs", il adhère à l'association Priartem (Pour une réglementation de l'implantation des antennes relais de téléphonie mobile). "Tous les experts nous disent que tout va bien, mais c'est France- Télécom - Orange, Bouygues et SFR qui sont les maîtres de l'information, dit Rufus. Avec leur contrôle sur de nombreux médias, on a peu de chances d'entendre parler du problème des antennes relais. Il y a des enjeux économiques trop importants autour de ce sujet." Et Rufus, qui n'a pas de téléphone portable, se dit prêt à perdre des engagements sur des films "dont les producteurs ont des liens avec les grands opérateurs" pour continuer son combat.

    Christophe de Chenay

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